CBD : endométriose et règles douloureuses

CBD : endométriose et règles douloureuses

 

Les femmes se seraient-elles tournées le CBD pour soulager les troubles menstruels ? En effet, 90% des femmes pouvant procréer souffriraient de dysménorrhée. Ces douleurs qui précèdent, accompagnent ou suivent la menstruation. En effet, en l’absence d’un traitement type permettant de traiter ces douleurs, chacune développe ses propres astuces. Ou se dirige vers l’automédication. Laquelle intègre généralement la prise du paracétamol. Sauf, avec l’omniprésence de ces douleurs, cela peut très vite devenir toxique pour l’organisme. Ce qui expliquerait donc ce repli vers des solutions alternatives. En l’occurrence l’usage du CBD. À ce sujet, des études ont été menées afin de savoir si cela vérifié et si la solution fonctionne.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

En effet, avant de parcourir les études, enquêtes, ou recherches relatives à l’endométriose et au Cannabis /CBD, il est important d’effectuer une présentation. Ceci étant dit, l’endométriose désigne une maladie où les tissus qui tapissent normalement l'utérus se développent en dehors de ce dernier. À ce sujet, ils peuvent se trouver, tantôt sur les ovaires, tantôt sur les trompes Fallope, ou les intestins.

Ainsi dit, comment se caractérise-t-elle ? Bien que la réponse à cette question nécessite un diagnostic médical, il est à noter que ses principaux symptômes sont les douleurs et règles irrégulières. Allant dans ce sens, les zones douloureuses sont généralement les suivantes : bas du dos, bassin, partie inférieure de l'abdomen, rectum ou vagin.

Que dire des traitements classiques y afférents ? Ils incluent généralement la prise d’hormones et parfois le recours à la chirurgie. Par ailleurs, certaines femmes optent également pour du paracétamol, afin de calmer les douleurs. Néanmoins, il peut arriver que, malgré moult tentatives, cela ne fonctionne pas. D’où le recours à certains traitements alternatifs qui seraient efficaces. Notamment l’usage du Cannabis ou CBD. Des études et enquêtes ont d’ailleurs été menées à ce sujet.

Australie : une enquête nationale en ligne

En effet, en Australie, une enquête a été menée en ligne, entre octobre et décembre 2017. De fait, celle-ci a été diffusée sur les réseaux sociaux et visait les femmes âgées de 18 à 45 ans, vivant dans ce pays. Les initiateurs de ladite enquête explique pourquoi ils l’ont mise sur pied. Lisons donc.

« L'endométriose a un impact négatif important sur la vie des femmes, et les traitements médicaux actuels ne soulagent souvent pas suffisamment la douleur ou ont des effets secondaires intolérables pour de nombreuses femmes. La majorité des femmes atteintes de dysménorrhée primaire utilisent des stratégies d'autogestion (y compris des techniques d'autogestion ou des choix de mode de vie) pour aider à gérer les symptômes liés aux règles, mais on en sait peu sur l'autogestion chez les femmes atteintes d'endométriose. Le but de cette enquête était de déterminer la prévalence de l'utilisation, l'innocuité et l'auto-évaluation de l'efficacité des formes courantes d'autogestion. »

À bien lire ce qui précède, le but principal est de se faire une idée des méthodes utilisées par les femmes et leur efficacité. Pour ce faire, comme il a été dit plus haut, les initiateurs commencent par déterminer leur cible.

« Les femmes étaient éligibles pour répondre à l'enquête si elles avaient entre 18 et 45 ans, vivaient en Australie et avaient un diagnostic confirmé d'endométriose. »

Puis, ils précisent la méthode utilisée pour recueillir les données nécessaires à l’enquête.

« Les questions du sondage portaient sur les types d'autogestion utilisés, l'amélioration des symptômes ou la réduction des médicaments et la sécurité. »

À l’issue, ils obtiennent un résultat qui valide leur postulat de départ. À ce sujet, découvrons donc ci-dessous.

« Quatre cent quatre-vingt-quatre réponses valides ont été reçues. Les stratégies d'autogestion, consistant en des soins personnels ou des choix de mode de vie, étaient très courantes (76%) chez les femmes atteintes d'endométriose. Les formes les plus couramment utilisées étaient la chaleur (70%), le repos (68%) et les exercices de méditation ou de respiration (47%). Le cannabis, la chaleur, l'huile de chanvre / CBD et les changements alimentaires ont été les plus appréciés en termes d'efficacité autodéclarée dans la réduction de la douleur (avec une efficacité moyenne de 7,6, 6,52, 6,33 et 6,39, respectivement, sur une échelle de 10 points). Les interventions physiques telles que le yoga / Pilates, les étirements et l'exercice ont été jugées moins efficaces. Les événements indésirables étaient courants, en particulier lors de la consommation d'alcool (53,8%) et de l'exercice (34,2%). »

Comme nous pouvons le lire dans les résultats ci-dessus, le cannabis et l’huile de CBD figure parmi les méthodes les plus utilisées et les plus efficaces, selon ces femmes. Ces données viennent rejoindre d’autres études existantes qui mettent en avant la capacité du CBD à calmer la douleur et relaxer. Deux propriétés qui seraient particulièrement utiles dans ce cas de figure. Allant dans ce sens, la conclusion tirée à l’issue de cette enquête n’est pas surprenante.

« L'autogestion était très couramment utilisée par les femmes atteintes d'endométriose et constitue une partie importante de l'autogestion. Les femmes consommant du cannabis ont déclaré l'efficacité auto-évaluée la plus élevée. Les femmes atteintes d'endométriose ont des besoins uniques par rapport aux femmes atteintes de dysménorrhée primaire, et par conséquent, toutes les stratégies d'autogestion, en particulier celles qui sont de nature physique, doivent être envisagées à la lumière du potentiel de « poussées ». »

Interview des chercheurs de l’Oregon Health & Science University

À la suite de l’enquête ci-dessus, d’autres chercheurs se sont aussi lancés du côté de l’Oregon Health & Science University. Leur but est sensiblement le même que celui des précédents. À savoir découvrir ce qu’utilisent les femmes pour soulager les douleurs liées à la menstruation.

Pour ce faire, aux États-Unis, ils interrogent 1000 femmes au total, afin de recueillir leur avis. À ce sujet, il en ressort que 60% avaient déjà consommé du cannabis. Soit environ 600 femmes des 1000. De plus, parmi elles, 30% reconnaissent l’avoir utilisé pour se soulager de ces douleurs.

Ces résultats rejoignent les premiers qui soulignent que, de plus en plus, les femmes recourent au cannabis en général, et au CBD en particulier, afin de se soulager des troubles menstruels.


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