CBD et sport : la fin des analgésiques ?

cbd et sport : la fin des analgésiques ?

CBD et sport : voilà un sujet qui envahit de plus en plus les médias. Autrefois, le cannabidiol était principalement évoqué dans ses rapports avec des troubles ou maladies graves. Depuis peu, la tendance a changé. Pourquoi ? Parce que le CBD et les sportifs de haut niveau tendent à cohabiter. Ladite cohabitation n’est d’ailleurs pas proche de cesser, étant donné les avancés observées. Ainsi dit, nous vous proposons de faire un focus sur le sujet.

Pourquoi le CBD gagne-t-il en popularité chez les sportifs ?

C’est la question que plusieurs se posent, à la vue du rapprochement cannabidiol et sport. Surtout avec toutes les suspicions qui continuent de roder autour de cette molécule « magique » issue de la plante de chanvre ou du cannabis. À ce sujet, nombreux sont ceux qui ont fait un procès rapide au CBD. L’accusant d’être psychotrope, de faire planer ses consommateurs. Mais, les hommes de science ont aussitôt réagi. Recherches, études et revues se sont succédées ; toutes différenciant clairement le THC, molécule psychoactive à forte dose, du CBD, molécule non-psychoactive. Toutes deux issues de la même plante : le chanvre ou cannabis. En gros, la parenté du CBD d’avec le THC est un péché ! Dans la foulée, ces scientifiques ont révélé les vertus qu’aurait le cannabidiol. Celles-ci touchent à la fois le bien-être et le traitement des symptômes des pathologies complexes.

Puis, les sportifs ont littéralement séquestré le CBD. De nos jours, d’un sport à un autre, il est monnaie courante de voir les athlètes l’utiliser. Mais, pourquoi ? Pour moult raisons en rapport avec les résultats des recherches sus évoquées. Ainsi dit, mentionnons quelques-unes de ces raisons explicitant la relation CBD et sport.

  • 1. Le Cannabidiol aiderait à déstresser naturellement. Tout sportif de haut niveau nous dira que le mental joue un rôle crucial dans la performance sportive. Donc, sport et stress ne font pas bon ménage. Ceci étant dit, comment déstresser de façon naturelle ? L’une des solutions bio ayant fait ses preuves auprès de nos athlètes serait le CBD. À ce sujet, une étude* intitulée « Le cannabidiol comme traitement potentiel des troubles anxieux » est publiée le 4 septembre 2015 sur NCBI. Celle-ci est en faveur de l’apport du CBD pour soulager le stress et l’anxiété. « Dans l'ensemble, les preuves précliniques existantes soutiennent fortement le potentiel du CBD en tant que traitement des troubles anxieux. Le CBD présente un large éventail d'actions, pertinentes pour de multiples domaines de symptômes, y compris les actions anxiolytiques, paniques et anticompulsives, ainsi qu'une diminution de l'éveil autonome, une diminution de l'expression de la peur conditionnée, une amélioration de l'extinction de la peur, un blocage de la reconsolidation et la prévention de les effets anxiogènes à long terme du stress. », soutiennent les chercheurs. 

  • 2. Le CBD aiderait à soulager la douleur. Que celle-ci soit ponctuelle ou chronique. Nul besoin d’évoquer la douleur que la pratique d’un sport intensif peut engendrer chez les pratiquants. Pour autant, ils ne peuvent cesser de pratiquer leur activité. Sous cet angle, ceux-ci se tournent également vers le cannabidiol. Concernant cette vertu, une étude** intitulée « Une approche équilibrée pour l'utilisation du cannabidiol dans la douleur chronique » tend à confirmer cela. « La prévalence croissante du cannabinoïde non psychoactif CBD présente une opportunité pour le traitement de la douleur chronique intraitable pour laquelle les traitements primaires sont insuffisants ou impossibles. », affirment les auteurs.

  • 3. La molécule de cannabidiol aiderait à avoir un sommeil réparateur. Allant dans ce sens, plus un sportif se repose, mieux ce sera pour sa performance. Sous cet angle, nombreux choisissent de s’éloigner des somnifères. En lieu et place, ils optent pour des massages avec des produits au CBD (baumes, huiles etc) et certaines boissons relaxantes au Cannabidiol. Entre autres : les thés, infusions ou tisanes. « Cannabis, cannabinoïdes et sommeil : une revue de la littérature », parait*** en avril 2017. Selon ses auteurs, « Des recherches préliminaires sur le cannabis et l'insomnie suggèrent que le cannabidiol (CBD) pourrait avoir un potentiel thérapeutique pour le traitement de l'insomnie. Le delta-9 tétrahydrocannabinol (THC) peut diminuer la latence du sommeil mais pourrait altérer la qualité du sommeil à long terme. »

  • 4. Le CBD serait une bonne source d’énergie. Ce dont la plupart des sportifs ont besoin pour performer. L’huile de cbd et le thé vitalité sont généralement utilisés pour cette cause.

  • 5. Le cannabidiol favoriserait la concentration. Pour mener à bien nos tâches de tous les jours, nous avons constamment besoin de rester concentrés. À ce sujet, certaines sources soutiennent que le CBD permettrait de rester focus. Ce qui est tout bénef pour les sportifs.

  • 6. Le CBD serait d’une grande utilité dans le soulagement des inflammations. Ces dernières sont le quotidien des pratiquants d’un sport de haut niveau. Une étude**** intitulée « Les cannabinoïdes comme nouveaux médicaments anti-inflammatoires » est publiée à ce sujet en août 2010. Celle-ci détaille grandement ce postulat. 

Comme vous pouvez le constater, les vertus du cannabidiol évoquées ci-dessus constituent le cocktail idéal pour attirer les sportifs. Ceci a le mérite d’expliquer la proximité croissante entre le CBD et le sport. La meilleure illustration étant les combattants de la MMA.

L’UFC autorise le cannabis médical pour ses sportifs professionnels !

L’Ultimate Fighting Championship (UFC) est passé à la vitesse supérieure ! De fait, en janvier 2021, l’UFC et l’USADA (Agence antidopage américaine) tranchent en faveur du cannabis médical. Donc, ses athlètes pratiquant les arts martiaux mixtes (MMA) peuvent désormais l’utiliser en toute légalité. Ce qui représenterait un soulagement pour leurs corps constamment soumis à de rudes épreuves : entraînements de choc et combats de titans.

En effet, autrefois, le cannabis médical était une épée de Damoclès qui planait sur chaque combattant de la MMA. Toute consommation de cette substance en dehors et pendant la compétition était lourdement sanctionnée. D’ailleurs, à ce sujet, en 2015, Nick Diaz est dépisté positif au cannabis lors d’une compétition. Ce combattant voit la foudre des régulateurs de l’UFC s’abattre sur lui. Mais, cela restera un lointain souvenir, car la NSAC se range finalement à l’avis de l’UFC et de l’Agence antidopage américaine, en juillet 2021. Il a été prouvé que le cannabis médical n’affecterait pas les performances des sportifs de la MMA. Désormais, ils peuvent en consommer, sans être inquiétés.

Le CBD va-t-il remplacer les médicaments anti-douleur ?

En prenant appui sur ce qui précède, nous pourrions bien nous interroger. Le CBD va-t-il finalement remplacer les médicaments anti-douleur que les sportifs utilisent d’habitude ? L’allure donnée par la partie précédente nous incitera à répondre par la positive. Néanmoins, regardons cela de plus près.

À la découverte des types d'analgésiques

Avant d’aller plus loin, marquons un arrêt pour en savoir davantage sur ces médicaments anti-douleur. En effet, les analgésiques sont généralement classés en deux grandes catégories. À savoir les opioïdes et les non-opioïdes. Ainsi dit, le tableau ci-dessous pourrait nous permettre de les résumer.

Non-opioïdes

Opioïdes

Aspirine ou Advil

Codéine

Ibuprofène

Fentanyl

Essprin

Hydrocodone

Acétaminophène

Morphine

 

Méthadone

 

Oxycodone

Quelle est donc la différence entre ces deux grandes catégories ? D’un côté, les opioïdes sont destinés à traiter les douleurs modérées et sévères. De l’autre, les non-opioïdes s’utilisent très souvent pour les douleurs légères. En l’occurrence les maux de dos ou de tête.

Quel est le fonctionnement de ces analgésiques ?

De fait, le fonctionnement est également distinct, selon que nous avons affaire aux opioïdes ou aux non-opioïdes. D’une part, les premiers ciblent les récepteurs opioïdes du corps. Ceux-ci (ces récepteurs) se trouvent généralement dans le cerveau et la moelle épinière. Ainsi dit, que font-ils exactement, en rapport avec la douleur ? Ils bloquent les signaux de la douleur ; puis soulagent la perception de cette douleur par l’individu. Tout ceci sans réellement interagir avec la source de cette douleur.

D’autre part, les non-opioïdes ont un fonctionnement assez diversifié. Les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) ciblent un groupe d’hormones appelées prostaglandines. Celles-ci (les hormones) se créent à la source d’une blessure et envoient des signaux de douleur. Parmi les non-opioïdes ayant un tel fonctionnement, nous pouvons citer : l’aspirine et l’ibuprofène. L’acétaminophène, lui tend à bloquer les produits chimiques dans le cerveau créant des signaux de douleur.

Que dire de la dépendance créée par les opioïdes ?

Pour mieux comprendre cet aspect, décrivons clairement le processus qui conduit à ladite dépendance chez les consommateurs. Comme nous l’avons dit plus haut, les opioïdes interagissent avec les récepteurs opioïdes. Cette interaction engendre une libération d’endorphines en grande quantité. Ces endorphines, elles, sont les neurotransmetteurs soulageant la douleur ressentie et produisant une sensation d’euphorie. Sous cet angle, à chaque prise, l’individu consommant les opioïdes aura tendance à rechercher un niveau d’euphorie encore plus élevé que le précédent. Ce qui l’embarque dans un cercle vicieux entrainant une dépendance. Surtout que le sevrage n’est pas aisé, car ses symptômes sont pires que la douleur initiale. Ce qui explique la réticence de certains à arrêter la consommation de ces médicaments.

Les autres effets secondaires des analgésiques

Hormis la dépendance qui a été évoquée ci-dessus, les opioïdes ont d’autres effets secondaires. Notamment les vomissements, la nausée, la somnolence ou la constipation. D’ailleurs, les non- opioïdes eux aussi ne sont pas en reste. De fait, certains effets indésirables ont été reportés par des patients. Nous vous citons quelques-uns ci-dessous.

  • Le risque de faire une crise cardiaque qui augmente.

  • Le risque d’être victime d’accident vasculaire cérébral (AVC).

  • Les ulcères d’estomac à répétition.

  • Les saignements gastro-intestinaux.

  • L’apparition de problèmes rénaux.

À la lecture de ces effets secondaires, vous comprenez de mieux en mieux pourquoi le sport et le CBD ne font plus qu’un de nos jours. Les sportifs privilégient des solutions avec peu (ou pas de risques) pour soulager les douleurs liées à la pratique de leur activité.

Le CBD : une meilleure alternative pour la douleur chez les sportifs ?

Nombreux répondraient par la positive. Et leur position serait plutôt justifiée. En fait, plus haut, nous avons vu que les opioïdes rendent leurs consommateurs dépendants, sur du long terme. Ce qui n’est pas le cas pour le CBD. D’ailleurs, la molécule de cannabidiol aiderait même à décrocher, à rompre le cercle vicieux de la dépendance. Sur le marché du e-liquide CBD, par exemple, il existe des produits dont l’objectif principal est d’aider les fumeurs à arrêter de fumer des cigarettes. Donc, à lutter contre leur addiction à la nicotine. Les témoignages y afférents sont prometteurs. De même, les personnes souffrant de douleurs chroniques (fibromyalgie) préfèrent de plus en plus le CBD aux anti-douleurs qui rendent dépendants.

Par ailleurs, le cannabidiol permettrait de soulager d’autres effets secondaires liés à la prise des opioïdes. Notamment : les vomissements, la nausée et la constipation. Ces facteurs soutiennent le postulat selon lequel le CBD pourrait finalement remplacer les analgésiques. Même si, pour l’instant, il existe encore quelques zones d’ombre sur le dosage adéquat. Car, celui-ci dépendant toujours de plusieurs facteurs qui eux-mêmes, nécessitent une meilleure appréhension. Néanmoins, l’avenir CBD et sport s’annonce radieux.

Une anecdote confirmant ce postulat

En fait, la petite anecdote vient de The Daily Telegraph*****, un journal britannique. L’un de ses articles raconte l’histoire de Richard Holt. Ce dernier tombe d’une fenêtre. Cette chute laisse ses deux jambes gravement endommagées. Ce qui requiert par la suite une intervention chirurgicale et une thérapie physique. Néanmoins, Richard souffre le martyr des douleurs liées à son accident. Afin d’y remédier, il se tourne d’abord vers les opioïdes présentés ci-dessus. Notamment l’Oxycontin. Après des mois de prise, Richard relate se sentir « groggy et écrasé ». Chose qui le pousse à arrêter de prendre ces analgésiques. Il sombre donc dans les symptômes de sevrage intenses. Ceux-ci sont, comme nous l’avons souligné plus haut, pires que la douleur initiale elle-même.

C’est ainsi que Holt entreprend d’utiliser de l’huile de CBD à la place d’analgésiques pour soulager la douleur et les symptômes liés au sevrage. L’homme décrit l’effet du CBD sur la douleur comme « profond ». Il devient physiquement actif au lieu d’être confiné au canapé. Il avoue également qu’avec le Cannabidiol, il ne subit pas les effets secondaires négatifs comme avec l’Oxycontin.

Cette petite anecdote donne le ton du devenir CBD + sport. Progressivement, cette molécule naturelle pourrait très vite remplacer les analgésiques auprès des sportifs qui, contrairement à Holt, sont quotidiennement victimes de douleurs. Car la pratique une activité sportive est rude.

Références

-         * ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4604171/

-         ** ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7204604/

-         *** pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28349316/

-         **** ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2828614/

-         *****telegraph.co.uk/health-fitness/body/could-cannabis-extract-cbd-replace-ibuprofen-painkiller/

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