Le CBD et les addictions : parlons-en !

Le CBD et les addictions : parlons-en !

 

Les addictions figurent parmi les principales causes de mortalité dans le monde. À ce sujet, en 2018 par exemple, la cigarette est l’une des premières causes de décès évitables en France. Elle est responsable de presque 80000 décès par an. Hormis cette addiction, nous dénombrons bien d’autres. Allant dans ce sens, comment en sortir ? C’est une tâche ardue ! Car, la rechute est toujours à votre porte, peu importe la méthode. S’agissant d’ailleurs de cette dernière, le CBD aiderait à sortir de certaines de ces addictions. En autre, nicotine, méthamphétamine et alcool. Ce sujet étant assez sensible, nous nous focalisons uniquement sur la science et les faits. Diverses études ont déjà été menées. Nous vous proposons donc de les parcourir.

Le CBD et l’addiction à la nicotine

Commençons par cette première addiction. En effet, nous avons sélectionné une étude majeure sur le sujet. Elle est conduite par l’University College de Londres. De fait, son but principal est de voir si le Cannabidiol peut aider dans le processus de sevrage à la nicotine.

Pour ce faire, elle a impliqué 24 participants divisés en deux groupes. Un placebo a été administré à l’un. Pendant que l’autre recevait de l’huile de CBD via un inhalateur. La recommandation était que chaque groupe utilise l’inhalateur lorsqu’il ressentait le besoin de fumer une cigarette.

Quel fut donc les résultats ? En effet, le groupe ayant utilisé le placebo n’a montré aucun changement. En revanche, celui qui prenait de l’huile de CBD via un inhalateur a eu une toute autre issue. De fait, le nombre de cigarettes habituellement fumées a été réduit de 40%. À ce sujet, les auteurs de l’étude s’expriment en ces termes.

« Nous avons trouvé que le CBD réduisait la perception de l’envie. Il peut aussi réduire l’anxiété et peut affecter le processus mémoriel appelé reconsolidation, qui se produit lorsque le souvenir d’une récompense liée à la cigarette est réactivé en voyant quelqu’un fumer ».

Avec ce résultat, tout porte à croire que le CBD est une bonne arme pour l’addiction à la nicotine. Mais, le responsable de la recherche, Celia Morgan, joue la carte de la prudence. Elle précise !

« Ce [40%] était plus que prévu. Cependant, il est difficile de comparer avec d’autres thérapies pour arrêter de fumer car nous n’avons pas demandé aux gens d’arrêter de fumer, seulement d’essayer d’utiliser l’inhalateur lorsqu’ils avaient envie d’une cigarette ».

Sa suggestion est donc que d’autres études encore plus larges soient menées, afin de corroborer ses résultats. De sorte que le CBD figure parmi les principales thérapies recommandées pour lutter contre l’addiction à la nicotine.

Le CBD et l’addiction à la méthamphétamine

À la suite de la nicotine qui a été abordée plus haut, prenons maintenant le cas de la méthamphétamine. En effet, ici, nous convoquons une étude publiée dans Journal of Psychopharmacology. Ainsi dit, celle-ci part du postulat selon lequel le CBD pourrait « réduire la motivation à trouver et consommer de la méthamphétamine ».

Pour un début, les auteurs de l’étude font d’abord état de ce qu’est la méthamphétamine et donnent leur position sur l’apport du CBD. À ce sujet, ils s’expriment ainsi qu’il suit.

« La méthamphétamine est un stimulant provoquant une dépendance qui peut avoir de nombreux effets physiques, psychologiques et psychosociaux défavorables. Les preuves préliminaires montrent que le cannabidiol, un constituant non intoxicant de la plante de cannabis, pourrait être efficace dans le traitement de la dépendance aux opioïdes et à la nicotine. Cependant, aucune étude n’a encore examiné si le traitement au cannabidiol pourrait avoir un impact sur la dépendance à la méthamphétamine. »

La dernière phrase de ce propos explique mieux pourquoi ils s’y sont engagés. Leur but ultime : savoir si l’administration de CBD pourrait réduire l’envie de s’auto-administrer de la méthamphétamine et conduire à une forme d’abstinence.

Afin d’y arriver, les chercheurs apprennent à 32 souris à s’administrer de la méthamphétamine via un levier. Puis, un programme de renforcement du ratio progressif pour étudier les effets du cannabidiol à différentes doses et son incidence sur leur motivation à consommer de la méthamphétamine est soumis.

Ladite étude précise donc ceci.

« Le cannabidiol (80 mg / kg, mais pas 40 mg / kg, ni 20 mg / kg) a réduit la motivation à s’auto-administrer de la méthamphétamine et atténué la rechute ».

Selon les chercheurs, ce serait la première fois que le Cannabidiol montre sa faculté à :

« réduire la motivation à chercher et à consommer de la méthamphétamine et suggère que le cannabidiol pourrait valoir la peine d’être testé comme nouvelle pharmacothérapie contre la dépendance à la méthamphétamine ».

Le CBD et l’addiction à l’alcool

Prenons à présent le cas de l’alcool. En effet, gardons notre logique liminaire qui consiste à ne se focaliser que sur des études ou recherches. S’agissant de ce cas de figure, convoquons cette étude de 2013.

D’entrée de jeu, la présente étude spécifie d’abord sa conception de l’addiction (ou consommation excessive) de l’alcool. À ce sujet, les chercheurs s’expriment en ces termes.

« Une consommation excessive d'alcool, caractéristique des troubles liés à la consommation d'alcool, entraîne une neurodégénérescence et des troubles comportementaux et cognitifs dont on suppose qu'ils contribuent à la nature chronique et récurrente de l'alcoolisme. »

Puis, ils précisent le but de leur étude. Lisons donc !

« La présente étude visait à faire progresser le développement préclinique de l'administration transdermique de cannabidiol (CBD) pour le traitement de la neurodégénérescence induite par l'alcool. »

Afin de parvenir à leur but, ils ont effectué deux expériences. Sous peine de dénaturer leur processus et les résultats obtenus, nous reconduisons fidèlement leurs propos ci-dessous. Lisons.

« Dans l'expérience 1, des gels de CBD à 1,0%, 2,5% et 5,0% ont été évalués pour la neuroprotection. Le gel de CBD à 5,0% a entraîné une réduction de 48,8% de la neurodégénérescence dans le cortex entorhinal évalué par Fluoro-Jade B (FJB), qui avait tendance à être statistiquement significative (p = 0,069). Le traitement avec le gel de CBD à 5,0% a donné des concentrations plasmatiques de CBD au jour 3 d’environ 100,0 ng / mL donc ce niveau a été utilisé comme concentration cible pour le développement d'une formulation de gel optimisée. L'expérience 2 a testé une formulation de gel de CBD 2,5% de nouvelle génération, qui a été comparée à l'administration de CBD par injection intrapéritonéale (IP ; 40,0 mg / kg / jour). Cette expérience a trouvé des amplitudes similaires de neuroprotection suivant les deux voies d’administration ; Le CBD transdermique a réduit les cellules FJB + dans le cortex entorhinal de 56,1% (p < 0,05), tandis que l'IP CBD a entraîné une réduction de 50,6% (p < 0,05) des cellules FJB +. Ces résultats démontrent la faisabilité de l'utilisation de systèmes d'administration transdermique de CBD pour le traitement de la neurodégénérescence induite par l'alcool. »

Laissez un commentaire