Stress, Anxiété et Dépression : un soulagement au CBD ?

Stress, Anxiété et Dépression : un soulagement au CBD ?

 

Le stress, l’anxiété et la dépression sont des maux récurrents dans notre société. Chacun dispose de causes qui peuvent varier d’un individu à un autre. À ce sujet, toute personne qui en souffre, souhaiterait avoir une solution. S’agissant de cette dernière, notons que pour chacun, il en existe de conventionnelle. Malheureusement, il arrive que ces traitements fonctionnent chez les uns, mais ne donnent pas les résultats escomptés chez les autres. Ce qui, par ricochet, poussent ceux-ci à s’orienter vers des traitements alternatifs. Au sein desquels le CBD figurerait. Ceci étant dit, le CBD pourrait-il aider à soulage stress, anxiété et dépression ? Si oui, comment ? Découvrons ensemble les recherches qui ont déjà été effectuées sur ce sujet. Lesquelles prennent pour cible le syndrome de stress post-traumatique.

Une étude transversale démographique sur les Canadiens

Commençons par cette étude menée au Canada. En effet, elle est publiée sur le Journal of Pharmacology. De fait, elle se donne pour but de répondre à la question suivante : La consommation de cannabis modifie-t-elle l'effet du syndrome de stress post-traumatique sur la dépression grave et les idées suicidaires ?

Afin d’y parvenir, les chercheurs commencent d’abord par poser les bases de leur étude. À bien y voir de près, la motivation d’effectuer cette étude serait un constat fait sur les personnes concernées par le stress post-traumatique. À ce sujet, ils s’expriment ainsi qu’il suit.

« Le trouble de stress post-traumatique augmente fortement le risque de dépression et de suicide. Les personnes vivant avec un trouble de stress post-traumatique consomment fréquemment du cannabis pour traiter les symptômes associés. Nous avons cherché à déterminer si la consommation de cannabis modifiait l'association entre le trouble de stress post-traumatique et le fait de vivre un épisode dépressif majeur ou des idées suicidaires. »

Suite à ce constat, ils décident d’effectuer une étude sur le sujet. Pour ce faire, ces chercheurs définissent une méthode bien précise.

« Nous avons utilisé les données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2012 - Santé mentale, une enquête transversale représentative à l'échelle nationale auprès des Canadiens non institutionnalisés âgés de ⩾15 ans ».

Les résultats obtenus à l’issue de leur enquête confirment leur postulat de départ. À savoir que certains canadiens ont recours au cannabis relativement au stress post-traumatique. Dans cette lancée, ils s’expriment comme suit.

« Parmi les 24 089 répondants éligibles, 420 (1,7%) ont signalé un diagnostic clinique actuel de trouble de stress post-traumatique. Au total, 106 (28,2%) personnes atteintes de trouble de stress post-traumatique ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours de l'année précédente, comparativement à 11,2% de celles sans trouble de stress post-traumatique (p <0,001). »

Suite à ces résultats, ils ont tiré les conclusions suivantes.

« Cette étude fournit des preuves épidémiologiques préliminaires que la consommation de cannabis peut contribuer à réduire l'association entre l'état de stress post-traumatique et les états dépressifs et suicidaires sévères. Il existe un besoin émergent d'investigations expérimentales de haute qualité sur l'efficacité du cannabis / cannabinoïdes pour le traitement du syndrome de stress post-traumatique. »

Donc, le cannabis serait utile pour le traitement du trouble de stress post-traumatique. Néanmoins, cette étude ne spécifie pas lequel des cannabinoïdes aident concrètement dans ce cas de figure. Le THC ? Le CBD ? Ou les autres ? Mais, en se référant aux autres études déjà menées ailleurs, il a été rapporté que le CBD serait efficace contre le stress. Donc, dans ce cas-ci, il ne serait pas hasardeux de dire qu’une part de ce mérite lui reviendrait. Quoique d’amples recherches sont nécessaires pour affirmer cela avec autorité et des données scientifiques à l’appui.

Une étude relative à l’impact à long terme du cannabis sur les personnes souffrant de stress post-traumatique

En effet, dans la même lancée que la première évoquée plus haut, une autre étude a été effectuée dans la même mouvance. Celle-ci est publiée par la revue Cannabis and Cannabinoid Research. De fait, les chercheurs partent de l’idée selon laquelle le cannabis aiderait les personnes souffrant du syndrome de stress post-traumatique. Ils évaluent donc les symptômes sur deux groupes de patients diagnostiqués comme atteints du SSPT.

L’un utilise du Cannabis obtenu dans des dispensaires agrégés par l’État. L’autre ne l’utilise pas. Ils constatent donc que ceux consommant du cannabis montre une réduction des symptômes au fil du temps ; par rapport aux non-consommateurs.

« Un total de 150 participants (âge moyen [écart-type], 50,67 [15,26] ans ; 73% d'hommes) ont été inclus dans l'étude. Sur une période d'un an, les consommateurs de cannabis ont signalé une plus forte diminution de la gravité des symptômes de l’SSPT au fil du temps par rapport aux témoins [interaction groupe × temps = −0,32 (intervalle de confiance à 95% [IC] = - 0,59 à −0,05, R 2 = 0,13 ; t = −2,35, p = 0,02). »

Ce résultat les conduit donc à la conclusion suivante.

« Cette étude fournit des preuves que les types de cannabis disponibles dans les dispensaires de cannabis à usage récréatif et médical pourraient être prometteurs comme traitement alternatif pour le SSPT. Des essais randomisés contrôlés par placebo sont nécessaires pour évaluer l'innocuité et déterminer l'impact des différentes préparations de cannabis sur le SSPT et le fonctionnement. »

Dans le cas de cette étude, les fleurs à dominance THC ont été utilisées pour la cause. L’un des chercheurs affirme d’ailleurs à ce sujet que :

« Les participants qui consommaient principalement du cannabis à dominance THC ont signalé une plus grande réduction de la gravité des symptômes du SSPT au fil du temps par rapport aux témoins ».

Il serait donc intéressant de se demander si le THC est l’unique responsable de ce résultat sur du long terme ? Ou alors si CBD et THC interagissent dans ce qu’il est convenu d’appeler « effet d’entourage ». En effet, une autre étude approfondie serait certainement nécessaire pour déterminer le réel apport / impact du CBD dans ce cas de figure. Cela permettrait de savoir si le Cannabidiol est effectivement une solution avérée pour le syndrome de stress post-traumatique.

Une étude brésilienne sur le trouble d'anxiété sociale généralisée (TAS) en 2011

En effet, à l’opposé des études précédentes qui travaillaient sur le cannabis dans son ensemble, celle-ci se focalise sur le CBD. De fait, elle se donne pour but d’examiner l’apport du Cannabidiol dans un contexte de trouble d’anxiété sociale généralisée. Afin d’y arriver, les chercheurs réunissent deux groupes de patients ; comme indiqué ci-dessous.

« Cette étude préliminaire visait à comparer les effets d'un test de simulation de prise de parole en public (SPST) sur des patients témoins sains (HC) et des patients SAD naïfs de traitement qui ont reçu une dose unique de CBD ou de placebo. Un total de 24 patients jamais traités avec SAD ont été assignés pour recevoir soit du CBD (600 mg; n = 12) ou un placebo (placebo; n = 12) dans une conception randomisée en double aveugle 1 h et demie avant le test. Le même nombre de CH (n = 12) a effectué le SPST sans recevoir de médicament. Chaque volontaire a participé à une seule session expérimentale dans une procédure en double aveugle. »

Puis, durant le processus, ils effectuent des évaluations bien ciblées, comme décrit ci-après.

« Les évaluations subjectives sur l'échelle visuelle analogique d'humeur (VAMS) et l'échelle d'auto-déclaration négative (SSPS-N) et les mesures physiologiques (pression artérielle, fréquence cardiaque et conductance cutanée) ont été mesurées à six moments différents au cours du SPST. »

Il en ressort donc que :

« Le prétraitement au CBD a considérablement réduit l'anxiété, les troubles cognitifs et l'inconfort dans leurs performances vocales, et a considérablement diminué l'alerte dans leur discours d'anticipation. Le groupe placebo a présenté des niveaux d'anxiété, de déficience cognitive, d'inconfort et d'alerte plus élevés par rapport au groupe témoin tel qu'évalué avec le VAMS. »

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